Un Indé dans la ville : Darkest Dungeon

by on 29/04/2016
 

Des chaînes, du cuir et de la souffrance : Darkest Dungeon

Darkest Dungeon

Si vous êtes entrain d’essayer de ne pas (trop) mourir sur Dark Souls 3, prenez un peu de temps pour vous détendre, penser à autre chose, ou pas… Darkest Dungeon est un jdR rogue-like au tour par tour, qui pique, qui fait mal, qui agace mais qui a un goût de reviens-y (« t’en veux encore hein?!). Développé par Red Hook Studios, il est sorti sur PC et Mac en janvier 2016 et un développement sur ps4 est prévu incessamment sous peu. Revenons sur ce petit bijou gothico-horrifique.

Viens jouer dans mon donjon vide et froid

Parce que oui, faut pas le nier, quand on arrive chez nous par une route loin d’être idyllique, on se dit que pour retaper le manoir familial va falloir se serrer la ceinture, remonter son slip et une bonne dose de courage. Votre mission sera de redonner au manoir l’éclat d’antan en se lançant dans des quêtes épiques et en éloignant les créatures d’outre-tombe (rien que ça). Mais rassurez-vous, vous ne serez pas seul dans cette aventure et vous aurez le plaisir de recruter une équipe de combattants possédant des caractéristiques différentes ; pour faire simple ceux qui cognent, ceux qui encaissent, ceux qui cognent à distance et ceux qui soignent (et qu’on aime pas voir mourir). On choisit donc une équipe (on est totalement libre sur la composition) et on se lance à l’aventure. On va devoir explorer des donjons ; découverte entrecoupée par des combats au tour par tour contre des monstres du chaos et ressortir les bras chargés des richesses familiales retrouvées. Il ne sera pas rare de perdre un ou plusieurs héros, mais on pourra se consoler en allant fleurir leur tombe puisque un cimetière leur est dédié… Mais outre les combats, le jeu demandera de gérer ses ressources disponibles et de veiller à la santé mentale des mercenaires engagés. En effet ceux-ci pourront mourir de la peste ou d’un revers de lame un peu violent mais pourront tout simplement ne pas survivre à une montée de stress soudaine. Il sera possible de soigner les âmes et les corps grâce aux différents établissements disponibles (aux relents d’urine et de reflux gastriques certes) comme la taverne, l’église, le sanatorium ou le bordel. La forge nous permettra d’améliorer notre matos et toutes ces structures pourront être améliorées selon notre taux de réussite dans nos aventures.

Darkest Dungeon

« Et à celui qui te frappe sur une fesse, présente-lui aussi l’autre »

Outre l’univers dark fantasy ce qui m’a séduite dans ce dungeon crawler, c’est la difficulté intelligente du jeu. En effet nous sommes libres du choix de notre équipe, et c’est en persévérant, en prenant connaissance des différentes classes, en découvrant les forces et les faiblesses des membres de notre équipe que l’ont peut espérer s’en sortir. Et il va falloir accepter de perdre des compagnons qui se sont battus à nos côtés, qui ont bu dans la même taverne (et on partagé les mêmes filles de joie) ; pour recruter de la viande fraîche et y retourner. Le jeu est magnifique, la mise en scène juste excellente et l’ambiance crade, angoissante, oppressante vous prend aux tripes. L’univers comme les combats sont impitoyables, on rentre dans les donjons le cœur serré et la goutte au front et lorsqu’on en sort victorieux, on en oublie presque la fange de notre taverne préférée.

En tout cas vous êtes prévenus : « Darkest Dungeon vous propose de tirer le meilleur parti de situations désespérées. Des quêtes échoueront. Des héros mourront. Et il n’y aura pas de marche arrière. »

Si la fessée ne vous fait pas peur, vous pouvez le retrouver ici

En attendant si vous rêver d’un monde moins glauque, retrouvez le prometteur et attendu No Man’s Sky

Bon jeu et bon week-end !

Article réalisé par Kaitlyth81.

Be the first to comment!
 
Leave a reply »

 

Leave a Response