Street Fighter V, la légende toujours vivante?

by on 16/05/2016
 

Test de Street Fighter V sorti en février 2016 sur PC et PS4.

Street Fighter V 01

Un escalier de fer, un couloir étroit et obscur. Au fond de ce couloir une porte entrouverte d’où nous parviennent les accords d’une musique qui en ce lieu parait irréelle…(avez-vous reconnu?)

Cette musique ou plutôt ces musiques résonnent dans ma tête comme un lointain souvenir…  mais je peux encore les chantonner par cœur. Elles remontent à  une époque où je découvrais encore les jeux vidéo avec ma toute première Master System. Des vacances passées chez mon cousin me font vite découvrir la Super Nintendo et surtout Street Fighter II, qui allait par la suite devenir la référence des jeux de combats.  Mes pouces ont bien souffert en ce temps et les ampoules dues au frottement de mes doigts contre la croix directionnelle ont été nombreuses. Mais les heures de plaisir procurées en valaient la peine.

Un jeu qui m’avait procuré toutes sortes d’émotions : en tant que débutant, la joie de battre un « champion » en tapotant les touches à peu près n’importe comment, en tant que « pro », se faire battre justement par un novice, hurler à la mort lorsqu’on vient de passer un perfect au joueur qui venait de vous chambrer juste avant, etc..

Street Fighter V Menu

Plus de 20 ans après (oh là ça ne me rajeunit pas), j’insère Street Fighter V dans ma Playstation 4. De nombreux jeux de combats ont désormais fait leurs pas, et Street Fighter n’est plus seul dans la course. L’épisode 4 (et ses déclinaisons) a quand même remis la franchise sur le devant de la scène. Pour ce Street Fighter V, changement d’orientation pour Capcom. Il n’y aura qu’une seule version de son opus. Les éditions Super, Ultra… habituelles sont donc mises au placard. L’éditeur veut aussi redonner à son jeu de combat fétiche, une présence plus importante au sein de l’eSport. Bref, l’écran titre procure un petit frisson avec Ryu en vedette (mon personnage favori, je sais, je ne fais pas dans l’originalité).

Un peu de navigation dans les différents menus et première chose assez frappante : ça semble « vide ». De plus l’interface générale est très austère, pour ne pas dire laide. La volonté par Capcom de proposer un jeu régulièrement mis à jour est logiquement bien ressentie ici, mais le contenu de départ aurait dû être un peu mieux garni. Le mode Histoire par exemple, pour chaque personnage, ne présente que 3 ou 4 combats (d’un seul et unique round !) que vous n’aurez aucun mal à finir. Ils sont entrecoupés de dialogues défilant devant quelques dessins que je trouve pour ma part, ratés (ma fille ne me contredira pas :p). Un vrai mode scénario est prévu pour cet été dit-on… Le mode Survie lui, consiste à enchaîner des combats avec une seule barre d’énergie, avec la possibilité d’avoir des bonus à la fin de chacun. Vous pourrez ainsi débloquer de nouveaux costumes pour les personnages. Plutôt sympathique en somme mais rien de bien exaltant non plus. Le grand absent est le célèbre mode Arcade de la série (avec ses magnifiques écrans de game over) : incompréhensible. Capcom devant la gronde des joueurs, y réfléchit… Vous l’avez bien compris, excepté prendre part aux entrainements et résister au mode Survie, jouer en solo dans l’état actuel de Street Fighter V n’a rien de stimulant. Heureusement, nous pouvons toujours brancher une seconde manette et faire face à des amis rapidement. L’accent est donc mis sur le online. La possibilité nous est offerte de défier les combattants du monde entier dans des matchs avec classement ou sans. Vous lorgnerez alors sur les nombreux titres à gagner pour embellir votre profil en ligne. Je n’y ai pas encore passé plusieurs heures cependant, j’ai trouvé le mode plutôt stable et solide sachant que les joueurs PC et PS4 peuvent s’affronter entre eux. Enfin cela dépend des jours, les serveurs (ou probablement ma connexion) posant encore problème. J’ai peut-être eu de la chance quand j’ai testé.

Street Fighter V Histoire

« Papa, le monsieur en rouge, il a une tête de Totally Spy mais en moche » Euh…

Le roster de départ est assez léger puisqu’il est composé à la base de 16 combattants parmi lesquels on retrouve Ryu et son « jumeau » Ken, Zangief, Vega, Dhalsim et Mr Bison. D’autres viendront compléter le tout au fur et à mesure sous forme de DLC. J’ai eu le plaisir d’ailleurs de rejouer avec Guile arrivé dernièrement. Les parties jouées vous rapportent des FM (de la Fight Money) que vous pouvez ensuite dépenser dans la boutique pour vous procurer nouveaux costumes, lieux.. Les Zennies eux représentent les dépenses d’argent réel.

Le gameplay de cet épisode contentera tous les types de joueurs, que ce soit les occasionnels ou les plus férus. J’ai d’ailleurs rapidement pris mes marques. Le jeu se veut accessible au plus grand nombre pourtant il garde son côté technique qui satisfera les hardcore gamers. Si vous y passez du temps, votre courbe d’apprentissage montera d’ailleurs en flèche. J’ai peu joué à Street Fighter IV et je ne ferai donc pas de comparaison. Ici le système de focus a disparu, place à la nouvelle jauge appelée « V-Gauge » en anglais, composée de 3 barres. Les V-Skills sont des compétences propres à chaque personnage. Les V-Triggers boostent les combattants et permettent des coups plus puissants pour une durée limitée tandis que les V-Reversals repoussent votre opposant. Ils sont tous liés à cette V-Gauge, il faudra donc apprendre à la gérer. Avec les coups spéciaux EX et les Critical Arts, tout cet arsenal technique donne place à des combats très dynamiques. Je ne rentrerai pas dans le détail de ces nouvelles techniques, les modes essais et démonstrations (dans le menu Défis) font très bien leur boulot pour ça (ouf). Les nouveaux personnages sont très différents et chaque membre du roster possède son propre gameplay, ce qui est toujours plaisant.

Street Fighter V 02

Côté esthétique, Street Fighter V flatte aisément la rétine (ingame). Les personnages sont très bien modélisés. Le chara design repose toujours sur des êtres gonflés aux stéroïdes pour la plupart. Les coups spéciaux nous offrent un festival visuel bienvenu.  Par contre, les décors sont un poil décevants et auraient pu être plus fins. Je chipote un peu car pendant les affrontements, nous n’avons pas le temps de les admirer et ils restent superbement colorés. Il suffit juste de repérer dans quel endroit on se situe et tans pis pour le reste. Aucun ralentissement n’est à signaler et les parties s’enchainent sans souci. Le jeu est donc très agréable à voir que ce soit pour le joueur ou le spectateur. Les musiques ne m’ont pas paru vraiment mémorables mais elles font le travail. Une option laisse le choix entre anglais ou japonais pour les voix. Vous pouvez aussi décider indépendamment pour chaque personnage, cool.

Guile

Conclusion

Avec Street Fighter V, je ne retrouve pas mon amour de jeunesse mais qu’importe ! Nous faisons face à un grand jeu de combat dans la tradition de ces prédécesseurs, au gameplay accessible aux novices mais toujours aussi technique pour les « professionnels ». Me situant entre les 2, j’ai pris plaisir manette en main à me bastonner avec de la famille sur le même écran ou contre des joueurs en ligne, et c’est bien là l’essentiel. Reste que le contenu de base est inacceptable pour un jeu proposé à plein tarif, surtout si vous ne passez pas des heures à jouer en multi. Certains d’entre vous auront déjà le jeu, fans de la première heure par exemple. Pour les autres, vous allez l’acheter de ce pas et commencer à vous entraîner pour les futurs tournois. Sinon vous allez peut-être attendre un titre plus complet (les premiers ajouts intéressants arriveront à partir du mois de juin). Tel sera votre choix. Hadoken !

Retrouvez le site officiel ici et la chaine YouTube . Un petit aperçu d’Uppers, un autre jeu qui a du punch!

 

Be the first to comment!
 
Leave a reply »

 

Leave a Response